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journal de bord de la vie d'un jeune français qui rêve de mondes inconnus et de pouvoir de l'esprit, arpentant la terre a la recherche de sa princesse

18 Aug

soupir...

Publié par Shaman

quelle est la raison qui m'a poussée à quitter tous ceux que j'aime...

qu'est ce qui m'a poussé à vivre si loin de ma mere, de mon frere, de mes amis si précieux?

pour des gens qui se foutent de moi, se méprennent sur ma vie, sur mes intentions...

et qui me prennent avec raison souvent comme ceux qui ont causé leur malheur...

aujourd'hui, je crois qu'il n'y a pas beaucoup de souffrance que je n'ai pas vu...que je n'ai pas vécu....

même si il y a toujours plus...

même ceux de ma famille, de mon clan, de ma "vague d'âme", même eux ne me reconnaissent plus... je viens comme un blessé à eux, et aux autres comme un menteur...

comme un étranger, à eux, qui se battent entre frères ils me disent que moi je suis diffèrent...

donnez moi une machette putain! ou alors un point d'appui pour soulever le monde...

Dieu que cet apprentissage est dur, quand tous te renient, quand tu es étranger partout ou tu vas, et que tu ne vis que pour eux...

il est vrai que ce choix est anachronique, qui ,de nos jours , voue sa vie à l'élévation inconditionnelle de l'humanité....?

les uns me croient alcoolique, les autres coureur de jupons, et le reste me regarde avec peur comme si j'étais fou...

mais les gens vivent sans mémoire, sans regarder...

leur univers s'arrête là où s'arrête leur capacité de voir avec leurs simples yeux...

ma différence? j'ai une colère contre ce monde inouïe...

contre la bêtise dont nous faisons preuve chaque jour et chaque nuit...

contre l'indifférence que nous croyons obligatoire pour être égoïste,7

contre l'apitoiement sur sa propre douleur...

j'ai vu quelques charniers, des enfants soldats, j'ai vu des meres faire mourir leur enfant et des enfants faire la guerre pire que des adultes, et j'en ai enterrer déjà, moi aussi...

j'ai vu des filles au vagin déchiqueté par l'absurdité des traditions, j'ai grandi dans le pays qui a subit sur son sol les deux seules guerres mondiales, dans un pays ou chaque village a un monument pour honorer les morts qui sont tombés pour que je vive en paix, j'ai connu des femmes qui s'étaient tellement fait violées qu'elles ne se souvenaient meme plus du nombre de fois, j'ai failli acheter des femmes pour 4 petites chevres, des sorciers de plusieurs sortes qui n'atteindront jamais la science à laquelle j'ai accés, mais qui vivent plus dans le monde réel que moi...

j'ai condamné à la misère des familles parce que le père m'avait volé un bout de pain ou autre...

j'ai sauvé des enfants en posant mes mains aux bons endroits, j'ai pleuré tant et tant, en voyant ce que nous devions changer et que nous n'y arriverons pas vivants, pas encore, mais que rien d'autre comme but ne valait la peine...

et j'ai pleuré...Dieu que j'ai pleuré.....

je ne suis pas croyant, je ne suis trop intelligent pour ça...

mais je sais aussi qu'il n'y a pas rien, je suis trop bête pour croire ça...

qu'est ce qui pousse un homme a quitter tout ce qu'il aime pour l'inconnu?

en fait, quand a force j'entends toutes ces histoires, ces malheurs, à force j'ai envie de leur crier que moi aussi...

il y a longtemps, j'ai eu une phrase que j'aime:

"le travail, c'est comme la souffrance, tout le monde croit qu'il en a plus que les autres..."

putain j'en ai chié, et j'en chie encore, plus, mais je suis aguerri...

combien de souffrances solitaires, de cheville presque arrachée marchant 10 jours dont 5 en situation presque "extrême" pour ne pas rater la célèbre application sécu de bioforce ( pour l'info, cela m'a permis de faire en moins de 4 minutes 15 étages en béquilles au second essai, y'a quoi???§), combien de journée à plus de 14 heures de travail, et de kilomètres a pieds pour regagner un lit vide..., combien de maladies qui auraient terrassées les plus faibles, vaincues seul face à la solitude, de coccyx déjà enfant cassés sans plainte, d'os rompus pour un meilleur effort, combien de sang versé pour des maux que personne ne veut voir...

combien le destin est présent dans ma vie mais que le prix à payé est si lourd...

combien il est lourd d'être différent, et par amour pour ceux qui nous traitent de diffèrent, rejeter ce qui nous fait nous...

rejeter depuis des années la vision des évènements futurs, de ne pas vouloir savoir ce que les autres ressentent, ne pas lire les pensées que l'on veut bien nous faire partager, ne pas voir l'énergies de chaque chose, devoir se cacher.... tout le temps, pire qu'une race maudite, comme un default, comme une faute, pire que l'homosexualité dans des temps obscurs, pire que l'alchimie aux temps plus obscurs encore, pire que la lumière quand le jour se couche presque...

comprenez que je n'ai pas le choix... pas celui là...

je brule en dedans...

c'est comme....comme si je conduisais une voiture qui n'avait plus de frein et qui accélère toujours...c'est ce genre de choix là....je me fous dans le décors ou je conduis??

et je me retrouve à donner des leçons à mes propres amis, ma famille, et tant de vieux sages...mais qui suis je pour oser ne serait ce que ça? mais je ne peux m'empêcher...parfois on me dit de changer, si je change , je meurs, et tout ce qui aujourd'hui vit en moi, c'est ce qui n'est pas mort toutes les fois où il aurait fallu...

je peux dire aujourd'hui que j'ai oublié plus que ce que la plupart ne saura jamais...et ça me rend triste, surtout quand je pense à ce qui me reste à apprendre...

c'est mon âme qui brule, comment dire, ce n'est pas mon corps, bien qu'il en ressente aussi les dommages "collatéraux"...c'est*..c'est en dedans...c'est plus...

Dieu, c'est de ça dont je voudrais me séparer, cette douleur de voir la souffrance peut importe ce qu'elle soit, si je pouvais arrêter d'avoir l'être brisé quand un insecte se fait écraser...quand un animal donne sa vie domestiquée quand un être pleure ou est triste, si seulement tout mon monde ne s'arrêtait pas à chaque fois que je sens la souffrance...

si je pouvais être une pierre,

posée sur un mont élevé,

face à la vallée,

et voir chaque jour le soleil se lever,

et le voir le premier,

pour être sur que la vallée

ait sur chacun de ses prés

l'habit de lumière l'habit désiré...

et mon cœur n'habiterait plus un corps oubliant

mais une montagne ,une terre, un ciel vivant

et mon immobilité sera de donner au mouvement perpétuel une mesure...

on est là...

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sennom 21/08/2013 02:29

Tu ne peux oublier, comme accepter que l'on te demande de changer,
Ceux qui t'apprécient pour ce que tu es,
ne t'apprécieront plus si tu changes (mais ça ils n'en ont pas conscience)
vis comme il te semble être le chemin,
mais accepte qu'un autre puisse y voir le sien
non par dépit ou pour que tu sois suivi
simplement parce que pour cet autre cela peut être sa vie
cela peu donner le sens de ses choix en enlevant le poids
tu ne peux fermer tes yeux autant que tu en ferme tes oreilles
sinon ta route n'aurait été pareil
tu serais tombé durant tes jours passés
ce n'est pas le cas alors oui vis, aime, marche, souffre puisque c'est cela aimer
mais accepte que l'on vive, aime et marche à tes côtés,
C'est en cela que ce trouvent ceux qui te disent différent, c'est en cela que ce trouvent ceux qui souffrent de ne pas oser envoyer balader leur putain de quotidien !
Oui tu as tant vu, mais n'est-ce pas pire de ne rien avoir vécu..

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